Hamon à la recherche d'economies : Les assistant-e-s d'éducation deviennent enseignant-

Patrick CORRE



HAMON CONTOURNE LA LOI ET PRECARISE ENCORE UN PEU PLUS LA FONCTION D'ENSEIGNANTS


à l'occasion de la modification du décret concernant les assistant-e-s d'éducation (AED), relatif aux personnels accompagnant les élèves en situation de handicap, le ministère de l'Éducation modifie en profondeur les missions de l'ensemble des AED : "Le contrat de l'assistant d'éducation peut être suspendu avec son accord pour lui permettre d'être recruté temporairement en qualité de professeur ou de personnel d'éducation contractuel".


C'est une nouvelle mesure qui s'inscrit dans le cadre de la deréglementation de l'éducation nationale et qui entaille toujours un peu plus le statut des enseignants mis à mal ces dernières années. Cette nouvelle disposition va en outre avoir des conséquences lourdes pour les contractuels enseignants en attente de titularisation . Cela précarise encore un peu plus la fonction meme d'enseignant avec l'objectif idoine que l'education nationale participe financièrement au pacte de responsabilité . Rappelons à cet égard qu'il est prévu dans le projet de loi de finances rectificative de 2014, que l'education nationale doit rendre 189 millions d'euros


En procédant ainsi, le ministère de l'Éducation nationale n'hésite pas à contourner la loi. En effet, les cas de remplacements prévus sont : "le remplacement d'un fonctionnaire ou pour faire face à une vacance temporaire d'emploi conformément aux dispositions de l'article 6 quater ou de l'article 6 quinquies de la loi du 11 janvier 1984 susvisée". La loi du 12 mars 2012 avait introduit une limitation à 2 ans de contrat pour le recrutement de contractuels dans l'attente du recrutement d'un fonctionnaire, après déclaration de vacance d'emploi. Le ministère contourne donc cette disposition ayant pour objectif de stopper l'utilisation abusive de précaires sur des missions pérennes !


Une nouvelle fois, le ministère de l'Éducation nationale prouve que la précarité, pour lui, est un mode de gestion. La CGTR Éduc'action s'oppose à cette nouvelle disposition.

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